La facture du photographe

Une facture de photographe ne se limite pas à la prestation : elle doit détailler la prise de vue, la retouche et surtout la cession de droits. Voici comment la rédiger correctement et la créer gratuitement.

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Détailler la prestation

La facture d’un photographe gagne à séparer clairement les postes : le temps de prise de vue, la préparation et le déplacement, puis la retouche et la post-production. Cette décomposition évite les malentendus et justifie le montant auprès du client.

Indiquez pour chaque ligne une désignation précise, la quantité (heures, demi-journées, nombre de photos livrées) et le prix unitaire hors taxes. Un client comprend mieux une facture lisible et la conteste moins.

La cession de droits d’auteur

En tant qu’auteur, vous êtes titulaire des droits sur vos photographies. Réaliser une photo ne transfère pas automatiquement ces droits : le client achète une prestation, puis une licence d’utilisation dont vous définissez précisément le cadre.

Une cession valable doit délimiter chaque droit cédé. À défaut de précision, l’étendue de l’autorisation reste limitée : mieux vaut donc tout écrire noir sur blanc sur la facture ou dans un document annexe.

  • L’étendue : quels usages sont autorisés (web, presse, affichage, publicité, interne…).
  • La durée : pour combien de temps la licence est accordée.
  • Le territoire : France, Europe, monde entier.
  • L’exclusivité : la licence est-elle exclusive ou non exclusive.

Distinguer la prestation de la licence

Il est recommandé de faire apparaître, sur des lignes distinctes, le montant de la prestation (prise de vue, retouche) et le montant de la cession de droits. Cette séparation clarifie ce que paie réellement le client et facilite une renégociation si l’usage des images évolue.

Si le client souhaite plus tard un usage non prévu — par exemple une campagne publicitaire alors que la licence portait sur le web —, une nouvelle cession, et donc une nouvelle facturation, sont justifiées.

TVA ou franchise en base

Selon votre régime, vous facturez ou non la TVA. Beaucoup de photographes en micro-entreprise bénéficient de la franchise en base : ils facturent en hors taxes et ajoutent la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ».

La situation des photographes peut être particulière selon la nature de l’activité (auteur, artisan, œuvres originales) et le taux de TVA applicable peut varier. En cas de doute, faites confirmer votre régime par un professionnel du chiffre.

Les mentions obligatoires

Comme toute facture, celle du photographe doit comporter les mentions légales : date, numéro unique et séquentiel, identité et coordonnées des deux parties, votre SIREN ou SIRET, la description des prestations, les montants hors taxes et, le cas échéant, la TVA.

Ajoutez vos coordonnées de règlement (IBAN, BIC), la date d’échéance et, pour un client professionnel, les mentions relatives aux pénalités de retard et à l’indemnité forfaitaire de recouvrement.

Questions fréquentes

Dois-je facturer séparément la cession de droits ?

C’est fortement recommandé. La prestation (prise de vue, retouche) et la cession de droits sont deux choses distinctes. Les faire apparaître sur des lignes séparées clarifie ce que paie le client et facilite une nouvelle facturation si l’usage des images évolue.

Que doit préciser une cession de droits ?

Quatre éléments : l’étendue (les usages autorisés), la durée, le territoire et l’exclusivité ou non. À défaut de précision, l’autorisation d’exploitation reste limitée. Écrivez ces conditions sur la facture ou dans un document annexe signé.

Un photographe en micro-entreprise facture-t-il la TVA ?

S’il bénéficie de la franchise en base, il facture en hors taxes avec la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Le régime des photographes peut être particulier selon le statut : faites confirmer votre situation par un professionnel du chiffre.

Le client peut-il réutiliser les photos comme il veut ?

Non, seulement dans les limites de la licence cédée. Un usage non prévu — par exemple une campagne publicitaire alors que la cession portait sur le web — justifie une nouvelle cession et une facturation complémentaire.

Quelles mentions obligatoires sur ma facture ?

Date, numéro unique et séquentiel, identité et coordonnées des deux parties, SIREN ou SIRET, description des prestations, montants hors taxes et TVA le cas échéant, coordonnées de paiement et date d’échéance. Entre professionnels, ajoutez les mentions de pénalités de retard.

L’outil de facturation est-il gratuit ?

Oui. Vous renseignez vos lignes de prise de vue, de retouche et de cession de droits, puis récupérez la facture, sans compte ni filigrane. Tout est calculé sur votre appareil : vos coordonnées, celles du client et vos tarifs de licence ne partent nulle part.